Aller au contenu

Historique

Vidéo montage sur l’historique du CCBO réalisé à l’occasion du cinquantenaire par Gérard Cocadin et Brigitte CROSLARD

Lors du feu de la saint Jean de 1964, Jean Renaud avait joué de la cornemuse.

Didier BOURON,( dJean RENAUDont la mère avait dans le passé fait parti du cercle celtique de Nantes avec Jean Renaud), était intéressé par la musique bretonne. Il fit appel à lui pour la création d’un cercle celtique sur Orvault. Jean Renaud mis à contribution son ami Antoine Branchu, un autre ancien du cercle de Nantes.
Tous les deux relevaient le pari et créaient le « Cercle Celtique les Jonquilles d’Orvault »
Déclaré à la préfecture le 5 octobre 1964, la parution au journal officiel eut lieu le 11 octobre 1964.Les statuts mettaient en évidence le but premier de l’association : Promotion, diffusion et défense de la culture Bretonne. Très vite Jean Renaud insiste sur le fait que « nous ne sommes pas une amicale de danse et de musique, mais une école de la culture Bretonne  »
Dès le début de 1965, le costume d’Orvault fut reconstitué avec l’aide des Orvaltais. Les coiffes furent données par des habitants du bourg. La robe de la femme, le châle et le tablier viennent du Bas Cormier. La veste de l’homme vient du Plessis et le chapeau a été récupéré aux Lions. La reconstitution a été réussie grâce à l’aide de monsieur Stany Gautier, alors conservateur du musé d’art populaire Breton du château des Ducs de Bretagne. Madame Bouron réalisa un magnifique drapeau entièrement brodé main, faisant apparaître les armoiries du Comté d’Orvault.
Monsieur Louis Hardy, entrepreneur de travaux publics à Orvault mais surtout enfant d’Orvault et historien, nous fut d’un grand secours en nous aidant à découvrir le patrimoine de chants et danses de sa ville. Monsieur Durand de Sautron nous permit, avec l’intermédiaire de Jacques Praud alors président du Cercle Celtique des Iles d’Indre, de découvrir le répertoire de ronds et vestige de quadrille de Sautron.
Nous devenions ainsi un cercle celtique, qui en adhérant à la fédération Kendalc’h, aux côtés de centaines d’autres, allait participer à la renaissance de la culture Bretonne. La fédération nous permettait de participer à des stages des 1966, élément déterminant pour notre formation et notre progression.
Nous allions alors nous produire dans des Kermesses et dans de nombreuses fêtes folkloriques de Bretagne et au-delà. La création d’un mini Bagad nous permettait d’étoffer nos prestations.
Une section de lutte bretonne voit alors le jour, présageant d’une future équipe de sports athlétique breton qui allait plus tard nous ramener un champion de Bretagne de « court bâton »
En 1967, sur l’initiative de Jean Renaud représentant le Cercle à la nouvelle « amicale Kendalc’h du Pays nantais », dont il prit la présidence, était organisée la première assemblée : EMVOD. Toutes les amicales de Bretagne et de l’immigration imitèrent cette initiative. Très vite nous participions aux concours de l’amicale, et cela à partir de 1966.
En 1969, nous décidions de donner une autre dimension à nos spectacles en produisant avec un costume moderne rompant avec la tradition. Lors de notre entrée sur le stade de Brest en juillet 1969 nous furent sifflés par l’ensemble du public. Mais nous fîment notre spectacle avec beaucoup d’ardeur et de conviction. Notre sortie fut accueillie avec chaleur par ce même puJean & Marcelle RENAUD avec la chorale ORVEZ-janv 2014blic. L’année suivante le comité des fêtes nous fit l’honneur d’assurer la première partie des DUBLINERS au palais des congrès. Nous avions alors demandé aux Tri Yann an Naoned naissant de nous accompagner pour étoffer notre prestation. La presse nous fut élogieuse : « en dehors d l’imagerie d’Epinal les Ballets Populaires d’Orvault nous ont gratifiés d’un excellent spectacle »
En 1970 nous sommes premiers en danse d’expression scénique et quatrième en danse traditionnelle, ce qui nous permet d’être deuxième au classement général. En 1971 et 1972, nous devenons champion de Bretagne, ce qui nous vaut d’être mis hors concours pour l’année suivante.
En 1973 nous créons l’école de danse qui a pour but de former la réserve pour les Ballets, mais aussi de permettre à ceux qui ne sont pas intéressés par le spectacle de danser pour le plaisir.
L’association se produit maintenant sous le nom de « Ballet Populaires de Haute Bretagne d’Orvault » et réalise un spectacle varié et apprécié (composé de musique, poésie, chant et danse)
Le 24 janvier 1975 le Cercle Celtique les Jonquilles d’Orvault change de nom et devient le Cercle Celtique d’Orvault. Cette modification vient sceller notre évolution.
Suite à un contact avec monsieur Guy de Langson Président de l’association SHA (solidarité humaine par les arts) nous avons fait quatre tournées en Roumanie. En 1974 et en 1977 avec le cercle celtique de saint Brieuc, en 1980 avec le cercle celtique de Teillé, nous nous sommes produits sous le nom de ballets populaires de haute Bretagne. En 2004 dans le cadre du comité de jumelage, l’association à fait le déplacement en compagnie de la troupe Koria de Couëron. Ces relations, commencées à notre initiative, ont provoqué la création de l’association Orvault Targoviste.
Dans le cadre du comité de jumelage nous avons fait trois tournées au Pays de Galles : 1981, 1984 et 1992.
Toujours avec le comité de jumelage l’association s’est produite en Allemagne à Heusweiller.
Avec cette révolution commence la réalisation d’un nouveau spectacle « l’Odyssée Celtique », se basant sur un texte le Testament des druides développé par Edmond Coarer, le papa de Viviane. Cette étude développe « les séries » (texte relatant la transmission orale du savoir) extrait du Barzaz Breiz. Après deux années de création et de travail intense ( 12 compositions musicales, 9 créations de costumes) nous produisons le spectacle pour la première fois le 13 juin 1987. D’après la presse « mille Bretons à genoux » vibrèrent devant ce spectacle fait par des amateurs avec des moyens professionnels (80 projecteurs, 21 micros, une scène de 120 m2) et avec la même ardeur. Mille Bretons debout firent une ovation qui dura plus de dix minutes et deux rappels furent exécutés.
Un disque 33 tours fut commercialisé après une semaine d’enregistrement en studio.
Le 8 janvier 1988, le « Cercle Celtique d’Orvault » devient le « Centre Culturel Breton d’Orvault, Orvez »
Après deux années de travail et de production le spectacle était abandonné et avec lui se terminait la présence sur scène de la troupe.

Depuis lors, l’association ayant augmenté ses effectifs d’année en année (de 20 personnes au début, elle a atteint une moyenne de 200 personnes) et perpétue son rôle de centre culturel.
Le Bagad, qui s’est développé au sein de notre association avec les moyens mis à sa disposition, nous a quitté.
La chorale, qui a connu plusieurs chefs de chœur fait preuve d’un grand dynamisme, a doublé ses effectifs.
Les cours d’accordéon diatonique, qui refusent du monde, s’ouvrent de plus en plus sur la vie du centre culturel.
Les cours de bombarde essaient de trouver leur place du fait du départ du Bagad.
Le cours de cornemuse a disparu.
L’atelier conte a cessé son activité.
Les cours de langue Bretonne fonctionnent toujours, par contre l’atelier de conversation en langue bretonne n’existe plus.
Les cours de danses retrouvent un certain dynamisme avec l’apport de nouveaux animateurs, et d’un nouveau répertoire. Trois niveaux cours de danse existent maintenant.

Notre participation sur la commune, aux flâneries de Noël, au téléthon, à la fête de la musique à l’inauguration de l’Odyssée, à la soirée des chorales, nous permettent de nous intégrer à la vie orvaltaise.

Et le fest-noz est un temps fort dont la réussite se confirme d’année en année. Pour preuve l’édition 2007 réalisée pour la première fois dans la nouvelle salle Odyssée, peut-être un clin d’œil à notre spectacle Odyssée Celtique réalisé à la salle de la Frébaudière. Depuis 2005 l’après-midi du fest-noz sont organisés un concours de danse qualificatif pour le concours de Gourin, un concours de musique, qui remporte un grand succès. Pendant ce temps un Fest-deiz gratuit attire beaucoup de monde autour de cette manifestation.